APS Burkina

APS Burkina

mercredi, 10 janvier 2018 14:44

Le développement durable

L'APS fonde ses pratiques de développement durable sur la participation, la formation, le renforcement des capacités, la mobilisation sociale et la prise de conscience, c'est-à-dire, un dialogue par lequel les deux partenaires (ONG-D/APS et populations) apprennent:

  • à se connaître et à s'apprécier dans l'effort, dans le travail;
  • à comprendre l'environnement naturel et socio-économique local, national et international dans lequel se situe leurs projets ou programmes;
  • à définir et à élaborer un programme à partir des besoins perceptibles ou déclarés en les hiérarchisant par priorité et par accessibilité;
  • à apprécier, évaluer et réorienter un programme ou des activités programmées pour la réalisation d'un objectif entendu d'un commun accord.

L'APS pense que le succès doit essentiellement être attribué à cette méthodologie qui n'est en principe applicable qu'à petite échelle. Il est cependant nécessaire pour le long terme que l'activité envisagée à petite échelle soit conçue en intégrant les variables planétaires, "think globally and act locally".

Pour l'APS, la méthode participative et la mobilisation sociale sous-entend une plus longue période de réalisation, parce que chaque étape doit être négociée entre tous les partenaires qui doivent se convaincre mutuellement avant d'aborder l'étape suivante.

Le développement englobe tous les aspects de la vie culturelle, sociale, économique, environnementale et même politique de chaque individu. Et pour les pays à taux d'alphabétisation très faible comme le Burkina Faso, il exige donc qu'un temps suffisant soit investi dans l’éducation, l'alphabétisation, la mobilisation sociale à la base:

  • la sensibilisation à travers une information conséquente et adéquate;
  • l'éducation à travers la formation indiquée;
  • l'animation;
  • la mobilisation sociale;
  • l'organisation sociale;
  • la programmation et l’appui à la réalisation;
  • la consécration d’un pan entier à la petite enfance, les filles en particuliers.
  • le renforcement des capacités locales.

Surtout, il faut investir sur l'homme plutôt que de faire la charité d'une ration alimentaire. Il faut investir sur le long terme pour permettre aux partenaires à la base d'atteindre l'autosuffisance plutôt que de devoir les assister le long de leurs vies.

samedi, 02 décembre 2017 14:09

Formation et Promotion Agro Sylvo Pastoral

Un Centre Ecologique de Formation et de Promotion Agro-Sylvo-Pastoral et Artisanal est né à Tangsèga / Komsilga, localité située à une quinzaine de kilomètres de Ouagadougou, Capitale du Burkina Faso, où le promoteur dispose d’un terrain de plus de vingt cinq (25) hectares. Ce domaine est situé  en plein milieu rural et prête bien aux activités agro – sylvo - pastorales. Il est prévu l’aménagement de plus des 50% de la superficie du domaine pour les activités pédagogiques et de production, le reste devant abriter les bâtiments administratifs et logements du Centre. La zone de couverture du Centre est nationale avec des possibilités de recevoir des apprenants sur l’échelle sous –régional et international. Le Centre de Formation et de Promotion Agro-Sylvo-Pastoral et Artisanal SOUÏKI dispose d’un régime internat et externat au choix des apprenants. Le Centre sera doté de structures et organes de gestion dont un Cadre de Concertation composé du ministère de la Jeunesse et de la Formation Professionnelle, des Services Techniques Agricoles et de Formation, de l’université de Ouagadougou, de la Société Civile, des Organisations Professionnelles agricoles, des Représentants des apprenants et de leurs parents, ainsi que des PTF désirant contribuer à l’atteinte des résultats du centre.

Pré-déclenchements

Les activités de pré-déclenchement ont été effectives dans les deux (02) nouvelles zones d’intervention. Activités préparatoires aux déclenchements, les équipes ont réalisé 80 pré-déclenchements, accompagnées des facilitateurs et/ou des points focaux dans les 80 villages prévus.

Déclenchements

Les déclenchements constituent selon l’approche de mise en œuvre, une étape importante de l’exécution du projet dans son ensemble. C’est de cette étape que découlent les autres actions devant conduire à l’état FDAL et à la certification. Les communautés des 80 villages des deux (2) provinces du Sanguié et du Yatenga ont fait l’objet de déclenchement.

Restitutions communales

Suite aux déclenchements, les restitutions ont été programmées dans l’ensemble des quinze (15) communes des provinces du Sanguié et du Yatenga. Celles-ci ont été présidées par les Préfets, Chefs de la Délégation Spéciale et ont été des occasions pour les délégués villageois de présenter aux autorités et aux partenaires l’économie de leur travail à l’issue du déclenchement pour abandonner la défécation à l’air libre et atteindre l’état de Fin de la Défécation à l’Air Libre (FDAL).

Dans l’ensemble, les plans d’actions communautaires faisaient ressortir la taille de la population, le nombre de quartiers, de ménages, de concessions, de latrines existantes, des actions d’intermédiation sociale endogènes prévues, le nombre de nouvelles latrines à réaliser et les délais de mise en œuvre de l’ensemble de ces mesures.

A l’issue des restitutions communales, chaque délégation de retour au village a organisé une session de restitution pour rendre compte de la rencontre au chef-lieu de la commune et les engagements qui y ont été pris au nom de la communauté.

jeudi, 30 novembre 2017 09:00

Renforcement des capacités des acteurs

La mise en œuvre de toutes ces actions implique des actions de renforcement à tous les niveaux :

  • Au niveau communal : le personnel communal chargé de mettre en œuvre ce programme devra bénéficié d’actions de renforcement dans le but d’améliorer leurs compétences. Il s’agira essentiellement de :
  • Equipement matériel (matériel informatique, véhicules…)
  • Formations en planification, gestion des projets et plaidoyer
  • Recrutement d’un personnel complémentaire ;
  • Au niveau communautaire il s’agira de la mise en place de comité de gestion et l’organisation de sessions de formation visant à renforcer les populations bénéficiaires dans l’entretien des ouvrages hydrauliques. A cet effet, ces dernières ont demandé à être renforcées dans divers domaines, principalement :
  • Dans la formation et l’équipement des réparateurs locaux ;
  • Et dans la mise en place et formation de comités d’eau.
  • La formation des membres de groupement à la gestion et la production de savon ;
  • L’équipement en matériel de production de savon.

Les formations au niveau communautaires seront associées à des séances de sensibilisation des populations sur la nécessité d’entretenir les latrines et puisards et d’avoir des comportements favorables en matière d’hygiène et d’assainissement. Pour cela certains villages préconisent la mise en place de comités de salubrité et des structures de gestion des pompes.

Le manque d’eau qui sévit dans plusieurs régions entraîne le manque d’hygiène favorisant la prolifération de plusieurs maladies. A cela s’ajoute le manque de latrines dans plusieurs ménages et la satisfaction des besoins dans la nature, ce qui pose d’énormes problèmes d’hygiène et d’assainissement. Pour faire face à cette situation, les populations locales ont identifié des activités allant dans le sens du renforcement de l’hygiène dans les ménages et autour des points d’eau.

Les Objectifs

  • Favoriser une bonne pratique en matière d’assainissement au niveau des populations ;
  • Contribuer à l’amélioration de la santé des populations.

Les Actions

Les actions prévues concernent principalement :

  • la construction et la réhabilitation de latrines modernes de type VIP dans les écoles ;
  • La construction de latrines à faible coût dans les ménages ;
  • La construction de puisards ;
  • L’aménagement des points d’eau ;
  • La mise en place et la redynamisation d’unité de savonnerie.
jeudi, 30 novembre 2017 08:36

Amélioration de l’accès à l’eau

Le Burkina Faso connaît des contraintes liées à l’accès à l’eau potable. En effet les sources d’eau restent insuffisantes malgré l’existence de puits modernes, de forages équipés de pompes à motricité humaine et souvent des bornes fontaines (adduction d’eau sommaire). Les contraintes identifiées sont surtout liées aux pannes fréquentes des ouvrages, au tarissement précoce des puits ou à l’ensablement…

Les objectifs

  • assurer un approvisionnement correct des populations en eau potable ;
  • contribuer à l’amélioration de la santé par l’apport d’une eau de qualité.

Les Actions

Les actions prévues concernent principalement :

  • la réalisation de nouveaux forages ;
  • la réhabilitation de forages en panne ;
  • la réhabilitation de puits modernes et leur équipement avec des Rope pompe ;
  • le suivi périodique de la qualité de l’eau des forages et des puits.

Au niveau de l’assainissement, on note de nombreuses difficultés également liées au péril fécal et aux bonnes pratiques des populations en matière d’hygiène. Ces difficultés se résument aux éléments suivants :

  • La faible couverture des concessions en latrines familiales. La grande majorité de la population du Burkina Faso continue à déféquer dans la nature ; ce qui entraîne la pollution de l’environnement, des eaux de surface et cause de nombreuses maladies. Les enfants constituent la couche la plus exposée.
  • L’ignorance sur les dangers liés au péril fécal.

Difficultés liées à la recharge de la nappe

Les difficultés liées à la recharge de la nappe se résument essentiellement comme suit :

  • La baisse de la pluviométrie
  • Le nombre insuffisant des retenues d’eau. En effet le sahel ne dispose que de deux retenues d’eau qui tarissent aux périodes chaudes de l’année.
  • Ruissellement de l’eau de pluie
  • Le déboisement : la coupe du bois empêche la reconstitution du couvert végétal. On constate alors de fort ruissellement d’eau en saison pluvieuse. Les sites anti-érosifs ne sont faiblement pratiqués par les populations.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES A LA MOBILISATION SOCIALE, L’ACCESSIBILITE AUX SERVICES D’EAU, D’HYGIENE ET D’ASSAINISSEMENT

Le diagnostic a révélé que le Burkina Faso est confronté à des contraintes aussi bien en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement. Les comportements en matière d’hygiène ne sont pas toujours favorables à la prévention des maladies transmissibles. Aussi ; l’analyse des pyramides de contraintes et de solutions permet de regrouper les hypothèses de développement en quatre axes stratégiques.

Ces différentes orientations sont loin d’être indépendantes les unes des autres. Leur mise en œuvre permettra un développement intégré, comme le stipule d’ailleurs l’objectif N°7 des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement). Par rapport à cet aspect, il est souligné « qu’en l’absence d’installations sanitaires et d’hygiène, l’eau potable est beaucoup moins utile à la santé ». Les objectifs quantitatifs stratégiques concernent les actions qui ont été formulées à la suite d’un diagnostic participatif.

Equipe APS Burkina

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